La disposition


(ou dispositio ou taxis)

C’est la mise en ordre de ces moyens de persuasion, l’agencement et la répartition des arguments, dont résultera l’organisation interne, la composition générale et le plan du discours. Celui-ci est organisé selon les lois de la logique, de la psychologie et de la sociologie. L'organisation du discours, ainsi que la manière de le construire et de mettre en évidence certains points, sont diluées aujourd'hui dans les techniques de composition et de dissertation.

Traditionnellement, la disposition se décompose en quatre autres parties :

- l’exorde.
- la narration.
- la discussion (ou confirmation).
- la péroraison.

1) L’exorde

C’est ce par quoi le discours commence. Sa fonction est essentiellement phatique : elle comprend un exposé bref et clair de la question que l’on va traiter ou de la thèse que l’on va prouver. L'orateur pourra la faire précéder d'une présentation de soi. C'est la phase d'ouverture du discours.

2) La narration

C’est l’exposé des faits concernant le sujet à traiter. Cet exposé doit paraître objectif : le logos y prendra le pas sur le pathos et l’éthos. La narration nécessite clarté, brièveté, crédibilité.

3) La confirmation

Elle regroupe l’ensemble des preuves et est suivie d’une réfutation qui détruit les arguments adverses. On y utilise :
- l’exemple,
- l’enthymème,
- l’amplification

L'amplification permet de remonter de la "cause" à la "question". Elle représente l’art de trouver les meilleurs arguments et de les exposer selon une gradation en intensité. Elle comprend des descriptions, des comparaisons, une discussion des raisons, du pathétique, des souvenirs, des citations, puis une accumulation d’arguments, de faits, ou seulement de phrases ou de mots synonymes.

On a recours ici au logos, mais aussi au pathos pour susciter la pitié, l’indignation...

La disposition des arguments dans le discours est importante : on peut mettre les faibles au début et les forts à la fin, ou inversement, ou respecter par exemple l’ordre homérique (forts - faibles - forts). Une autre méthode consiste à présenter l’argument, puis à réfuter les contre-arguments, puis à reprendre l’argument sous une forme nouvelle. Il y a donc là un seul argument fort, les autres n’étant que les manières différentes de le présenter. Il est possible également ici d'opposer les arguments selon le schéma thèse / antithèse.

La digression est un récit ou une description vivante qui a pour fonction de distraire l’auditoire, de l’apitoyer, de l’indigner.

4) La péroraison

Elle met fin au discours. Elle peut être longue et se diviser en parties :

- l’amplification où l’on insiste sur la gravité.
- la passion pour susciter passion ou indignation.
- la récapitulation où l’on résume l’argumentation.

D'autres plan-types peuvent être proposés :

- Introduction (ou exposition)
- Développement (logique, chronologique,organique)
- Conclusion (ou péroraison, dénouement)

Il faut savoir conclure le discours :

Règles à respecter

La première règle, la plus importante, est qu'il faut rester simple.

Pour un discours oral :

Pour un discours écrit :