| Imitation |
| Consiste à imiter la construction propre à une autre langue ou à un autre auteur, ou à utiliser une construction qui n’est plus d’usage (hellénismes, latinismes, archaïsmes...). |
| - Latinisme : Celui de qui la tête au ciel était voisine... | Jean de La Fontaine |
| - Hébraïsme : pour les siècles des siècles... |
| - Macaronisme : Marrum ! Rigolam ! Fendus la gueulum ! | Jean Yanne |
| - Argot : Je frime un mec qui rallonge, la vraie cloche, sapé loquedu. | Alphonse Boudard |
| - Eh dis donc, toué là-bas ! Pourquoué donc tu files si fort ? Je t'ons ben vu, va !... Attends un peu que je t'affute le nez avec ma sarpe... | Alphonse Daudet |
| - Je remontais la rue Sainte-Anne, le cabas bourré de gros bouquins me tirait de côté vers le bas. Les mères ritales me regardaient passer, les yeux écarquillés par l'admiration et un vague effroi : 'Ma touté quouesté lives, tou vas les lire, Françva ? O pétêt' tou régardes solement i gimazes ? | François Cavanna |
| - Jé beux, cadédis, lé faire mourir sous les coups de vaton... cé fat de géronte, cé maraut, cé vélître... | Molière |
| - Ne rougis-tu mie de dire ches mots-là, et d'être insainsible aux caresses de chette pauvre ainfain ? | Molière |
| Suspension |
| Consiste à faire attendre jusqu’à la fin d’une phrase un trait devant provoquer la surprise. |
| - Un mal qui répand la terreur Mal que le ciel en sa fureur Inventa pour punir les crimes de la terre, La peste, puisqu’il faut l’appeler par son nom... |
Jean de La Fontaine |