| Conglobation |
| Accumulation d'arguments. |
| - Peut-on imaginer ce que son patron lui a fait subir : il n'a cessé de la harceler, de l'humilier, de l'apostropher, de lui mentir, de la traîner dans la boue, de la tromper, de la presser comme un citron... | Alis |
| - Tout en elle lui rappelait Sofia : le cou, les ongles, le lobe de son oreille droite, les épaules rondes, les lignes de sa main, les hanches saillantes, les sourcils fins, jusqu'à la commissure légèrement cambrée de ses lèvres fines et décidées | Alis |
| - Mon amante, mon amie, ma mascotte, mon totem, mon talisman... |
Michel Leiris
- Le ruban au cou d'Olympia - |
| - C'est un beau, gros, court, jeune vieillard, gris pommelé, rusé, rasé, blasé, qui guette, furète, et gronde et geint tout à la fois. | Pierre Augustin Beaumarchais |
| Epitrochasme |
| accumulation de mots courts et expressifs. Se rapproche de l'asyndète et du climax. |
| - Traître ! Couard ! Veule ! Lâche ! |
| Synchise |
| Défaut qui consiste à rompre le déroulement syntaxique par des parenthèses innombrables qui laissent en suspens les constructions et finissent par rendre la phrase inintelligible. |
| - Une amie est venue samedi (c'est le seul jour où on peut accueillir les gens - enfin, à condition qu'ils ne viennent pas en trop grand nombre : depuis que nous n'avons plus de meubles, c'est plus possible, en plus, au prix où on les a vendus, c'était bien la peine - et qu'ils n'aient pas d'enfants (qu'est-ce que ça fait comme dégâts !)) mais nous n'étions pas là. | Alis |
| - Martial est fils de noble, puisque son père est quasi-baron, étant donné que sa mère était une fille Angenaux, qui étaient reconnus comme maîtres des terres, et que sa belle-mère avait des accointances avec les De Bellot, à qui appartient le château... | Alis |
| Phébus |
| Idées simples exposées sous une forme exagérément enrichie, allant jusqu'à l'hermétisme. |
| - Le ciel était contrairement profond, un puits au fond duquel affleuraient des ors aveuglants... | Alis |
| - L'arrogance de ceux que la réussite fascine face à l'humanité de ceux qui ne l'ont pas demandé. | Alis |
| Sortis de leur contexte, certains passages complexifiés peuvent même devenir comiques : ici, dans la Rhétorique d'Aristote, le traducteur a laissé certains mots grecs apparaître : |
| -
|
| - L'O, l'Agneau, le Loup / l'Oignon, le Chou, l'homme / l'O... | Raoul Duguay |
| Amphigouri, galimatias |
| lorsque les enrichissements vont jusqu'à l'absurde. |
| Epiphrase |
| Adjonction faite à une phrase qu’on peut croire complète, d’une phrase destinée à illustrer une idée annexe, à indiquer les sentiments de l'auteur ou du personnage. |
| - Monde mort sans eau, sans air... En voilà des effusions ! | Samuel Beckett |
| - Vos droits ont été bafoués, laminés, piétinés... Mais après tout, cela me regarde-t-il ? | Alis |
| mot d'auteur |
| Epiphonème |
| Exclamation placée à la suite d’une phrase. |
| - Évidemment, j'avais omis de mettre la barre sous le vent. Par Neptune, quel oubli ! Et quelle erreur ! Nous nous sommes fait brasser pendant des heures... | Alis |
| Gros mot |
| Emploi d'un vocable vulgaire, péjoratif, dans le but de choquer, d'offenser la pudeur, la bienséance. |
| - Mon patron va me chier sur la tête s'il apprend ça... | Alis |
| Licence |
| Liberté d’expression par laquelle on en dit plus qu’il n’est permis ou convenable d’en dire. = mot grossier, injure, invective, insulte, parrhésie. |
| - Disons-le tout net... |
| Poussé à l'extrême, le gros mot frise la scatologie. |
| - Il peut être amusant d'inventer de nouvelles insultes à partir de mots dont le sens n'est pas connu de tout le monde (voir les insultes du Capitaine Haddock). |
| - Avant qu'il disparaisse, je le traitai de cénobite, d'abscons, d'haïku, d'idiolecte... | Alis |
| Généralisation |
| On étend à un grand nombre de cas une observation qui n’a été vérifiée que sur un petit nombre. Elle s’obtient par un actualisant (les, tout, chaque...). |
| - Les Français ne veulent plus entendre parler de politique. |
| - Les Américains sont de grands enfants. |
| Acrostiche |
| Consiste à créer des phrases dont les premières lettres sont rangées dans l'ordre alphabétique, ou de manière à former un mot. |
| - Ah te voilà... Ben quoi j'suis à l'heure ! Chez qui tu étais ? Denise... Et qu'est-ce que tu y faisais ? Faut pas que je l'dise..." | Alis |
| Jargon |
| Langage utilisé par les spécialistes d'un domaine. |