Négation des arguments du destinataire
Abominatio, detestatio, rejectio
Raisonnement tendant à renverser la conclusion de l'adversaire à partir d'arguments susceptibles de saper l'un ou l'autre des siens. Plusieurs lieux communs sont décelables dans le raisonnement de réfutation :
- la contradiction où l'on montre que l'adversaire n'est pas logique avec lui-même.
- l'incompatibilité où l'on dit qu'il veut obtenir à la fois deux choses inconciliables :
- "on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre."
- le dilemme (argument cornu) où l'on oblige l'interlocuteur à choisir entre deux partis aussi désavantageux pour lui l'un que l'autre.
- la dissimilitude où l'on montre que l'adversaire confond des cas tout à fait distincts et pratique l'amalgame.
- l'exemple du contraire qui réduit une vérité générale à une vérité simplement occasionnelle.
- la redéfinition du sujet, avec citations d'autorités en la matière.
l'absence de preuve à l'appui d'une affirmation.
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| Devance l’argument (réel ou fictif) de l’adversaire pour le retourner contre lui. C'est une réfutation anticipée : |
| - Que puis-je vous apprendre de plus que vous ne savez déjà, et contre quoi vous ne pouvez rien. |
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(du grec "apo" et "diokein", chasser, rejeter...)
| Refus d’argumenter, soit au nom de sa propre supériorité, soit au nom de l’infériorité de l’auditoire. |
| - Je n’ai pas de leçons à recevoir... |
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| - On peut arguer également de la non-pertinence de l'argument adverse, de son inutilité, de son absurdité, de sa fausseté, de sa faiblesse... |
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| Rejet d'un sujet grammatical. |
| La réponse de l'interlocuteur est sous-entendue : |
| - On me veut du mal. Mais vous avez tort. Je ne suis pas paranoïaque, comme vous le pensez. |
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| - Combien de personnes change-t-on profondément dans sa vie ? Alors, pourquoi essayer ? |
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